Publié chez Pygmalion, la quadrilogie La citadelle des Ombres est en fait la fusion des deux trilogies de Robin Hobb: The farseer Trilogy (la Trilogie des Loinvoyant) et The Tawny Man (L'homme Doré) aussi connu sous le nom de Le cycle de l'Assassin Royal. Écrits en deux temps, les quatre tomes de La citadelle des Ombres furent écrits entre 1995 et 2004. Les deux premiers volumes représentent la première trilogie et les deux derniers sont ceux de la deuxième trilogie, qui se déroulent 15 ans plus tard.
Synopsis du premier tome:
Au royaume des Six-Duchés, dans l'inquiétant décor d'une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon issu d'une lignée royale, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d'écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection; un vieux sage, isolé au sommet d'une tour, l'initie à la délicate perception du Bien et du Mal; des molosses qui l'ont adopté lui apportent réconfort et protection.
Commence alors pour le jeune homme un long voyage initiatique semé d'embûches et de trahisons. Un voyage sans retour au bout de l'angoisse, de l'amour, de la désespérance. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice?
Le synopsis nous laisse sur notre faim, il nous pousse à vouloir en savoir un peu plus:
À peine âgé de 5 ou 6 ans, Fitz se fait remettre sous la tutelle de Burich, maître des écuries et homme lige du roi-servant Chevalerie, son père. Ce dernier en apprenant l'existence de son bâtard se désistera à son droit au trône afin de ne pas couvrir le nom de sa famille de honte. Fitz ne rencontrera jamais son père.
Sous la protection du roi Subtil, son grand-père, il découvre un monde rempli de secrets et de trahisons. C'est alors qu'une nuit, un mystérieux passage s'ouvre dans sa chambre et poussé par la curiosité, il y monte. Au bout de l'escalier, il rencontre un homme qui ressemble au Grêlé, personnage mythique annonçant le malheur. Assassin du roi, Umbre apprendra à Fitz les ficelles du métier d'assassin royal et mettra plus d'une fois à l'épreuve la loyauté du garçon. C'est ainsi qu'entre ses leçons sur l'Art, du maniement d'armes, l'enseignement de Burich et les mystérieuses phrases du Fou, que Fitz grandit et devient l'instrument du roi. Mais jusqu'où sa loyauté l'entraînera?
Appréciation:
Si vous aimez les romans héroïques fantaisie, que vous aimez vous plonger dans un univers où parfois le Bien et le Mal se frôlent de si proche que la distinction n'est que minime; si vous aimez que les intrigues, la magie et l'amitié jouent un rôle primordial, vous serez satisfait. Car voyez-vous, La citadelle des Ombres est un chef d'oeuvre qui vous poussera à toujours vouloir en savoir plus, à égrener les heures, le nez dans ses pages, incapable de se dire «stop, j'arrête pour une petite demie-heure». Il y avait un bout de temps que je les regardais sur les étagères du Archambault, ces quatre tomes qui n'avaient de cesse de me dire: «Prends-moi, prends-moi!». Et une fois acquis, je dois vous dire que j'ai passé d'excellentes heures à lire et vivre les aventures de FitzChevalerie Loinvoyant. Je dois avouer que je suis passée par de multiples émotions tout au long du récit, m'arrachant parfois un cri de frustration ou encore une larme, sans jamais me décevoir. Malgré son prix quelque peu exorbitant (calculez environ 50$ canadiens pour chaque tome chez Pygmalion), je le recommande chaudement, car ces quatre briques ont su me faire vivre une épopée à sa juste valeur.